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Bla Bla Bla

  • Derniere note pour juin.

    Un lien si vous souhaitez acquérir « Aussi les gens » via le site des éditions du Centre de création pour l’enfance et la collection Petit Va.  https://www.centredecreationspourlenfance.org/2022/06/17/aussi-les-gens/

    Et hop là un nouvel article de presse signé Cécile Guivarch sur le blog de Terreaciel (lectures fraîches juin 2022) où l’on parle aussi du recueil d’Albane Gellé, de Bernard Bretonnière, de Dorothée Volut parus dans la même collection et de bien d’autres recueils. https://www.terreaciel.net/Hep-Lectures-fraiches-juin-2022?fbclid=IwAR35FrRBjlS4Cqi_xTta2Y09G6DB4Z8lqKbBsx44gd7YaSToeT3pSU8hroQ&fs=e&s=cl#.Yrv2kOxBwxG

    Aussi les gens, Jean-Louis Massot, Collection Petit VA !, Centre de Créations pour l’Enfance Nouveau titre de Jean-Louis Massot, paru en 2022, toujours dans cette super collection Petit VA ! du Centre de Créations pour l’Enfance. Aussi les gens. Le titre aurait pu tout aussi être Aussi la poésie. Celle qui s’invite à table, celle qui n’est pas venue, celle qui fait oublier qu’un plat mijote sur le feu. La poésie est partout jusque dans le pêcheur auquel on demande si cela mord ou dans la préparation du café. Aussi les gens sont pleins de poésie. Un poète porte ses courses. La poésie nous accompagne, nous prend par la main. Elle illumine des visages. Jean-Louis Massot a trouvé la manière de nous dire qu’en chacun de nous la poésie est là, que chacun est poète - à sa façon. Nous vivons en poésie sans toujours nous en rendre compte. Elle est toujours disposée à se glisse(r) entre nous. Et ce Petit VA ! fait du bien.

    Extrait : Lors d’une rencontre consacrée à la poésie, quelqu’un dans la salle, parmi les trois personnes qui étaient venues à cette rencontre, a demandé au poète quelle était ou quelles étaient ses inspirations pour écrire de la poésie. Après un long soupir le poète a répondu : des vaches qui regardent passer les trains, des fourmis qui se mettent à table, un ver de terre qui se tortille, un brochet immobile qui guette sa proie, le vol plané d’un aigle royal. A ce moment-là la poésie s’est sentie un peu seule.

    Alors il a ajouté : aussi les gens.

    © Cécile Guivarch, juin 2022

  • Allez hop! une autre note de lecture pour "Aussi les gens"

    Bonjour ou bonsoir, vous qui êtes abonnés à la newsletter de ce blog. Voici une autre note de lecture à propos de "Aussi les gens". Si elle vous donne envie d'acquérir, ce petit recueil, j'en aurai quelque plaisir. Amicalement. Jean-Louis Massot

    Cover Aussi les gens.jpgCarnet de poésie. Depuis presque toujours, la poésie nourrit l’imaginaire de Jean-Louis Massot, il a édité, pendant un quart de siècle, de très nombreux recueils toujours d’une excellente qualité. Le regard qu’il pose sur les choses les plus infimes mais sur « Aussi les gens » est très perçant, il détecte le moindre détail, la plus petite faille, la courbe douce ou l’angle saillant, la couleur chatoyante ou simplement l’ombre en noir et blanc. Son œil détecte, comme le rayon d’un radar, tout ce qui enchante la nature et la vie en général. Mais il est implacable quand il relit les épreuves des auteurs qui lui adressent un manuscrit, rien ne lui échappe, seuls les meilleurs textes passent dans son tamis. La poésie c’est son adrénaline, son oxygène, sa sérotonine, …, sa raison d’exister. Il la fait encore merveilleusement vibrer dans ce petit recueil de poésie en prose en lui donnant la vie qu’il donnerait à une jeune fille qu’il voudrait séduire. Comme la fille aguicheuse, la poésie peut-être aussi espiègle et déroutante. « La poésie nous avait annoncé sa venue. Nous avions astiqué les cuivres …, mais la poésie n’est même pas passée en coup de vent ». Chez Jean-Louis Massot, la poésie est aussi gourmandise, elle se mange, se déguste même si les experts des guides étoilés peuvent la bouder. « Les critiques gastronomiques étaient dans ce restaurant, qu’ils avaient récompensé d’un macaron, à barguigner si la poésie méritait une étoile dans leur guide, mais ils ne devaient pas être dans leur assiette car ils sont partis sans laisser d’étoile ni de pourboire au personnel. Alors la poésie est retournée mijoter le plat du jour ». Jean-Louis Massot met la poésie en couleur dans le texte, « … les feuilles des marronniers. Mordorées (le plus joli adjectif de la langue française), cuivrées, jaunies, mortes, … » mais en noir et blanc dans les illustrations de Thomas Venet. Ces dessins m’ont fait penser à ceux que Cocteau glissait dans ses recueils, tout réside dans la finesse du trait, dans l’esquisse du sujet représenté. Ce recueil en forme de carnet à spirale comme celui que chantait William Sheller, est un véritable bouquet de printemps dans les rayons de ma bibliothèque. © Denis Billamboz in http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2022/05/30/aussi-les-gens-jean-louis-massot/

  • Demain 11 juin, Place St-Sulpice, Paris

  • 1er note de lecture pour "Aussi les gens"

    Reçu ce jour cette note de lecture qui fait bien plaisir.

    La Poésie, partout

    Jean-Louis MASSOT (auteur) et Thomas VENET (graphiste), Aussi les gens, Centre de Créations pour l’Enfance de Tinqueux, coll. « PetitVA ! », 2022, 40 p., 5 €

    Cover Aussi les gens.jpgElle est celle qui exige, qui s’apprivoise, qui s’esquive, qui invite, qui unit, qui exalte, qui sonde, qui illumine. Dans un même mouvement multiple. Elle est celle qui marche sous la pluie, « indifférente aux éclairs qui froiss[ent] le ciel », et qui ignore la proposition de protection. Celle qui ouvre le capot d’un minibus bleu et le remet en état de marche, offrant au voyageur, statique et mélancolique, l’opportunité de se reconnecter au mouvement. Celle qui repousse les contours du monde, qui enrobe les terrasses d’une authentique douceur lisboète. Celle dont le baromètre du bien-être se niche dans le ventre d’un chien réclamant des caresses. Celle qui se fait silence, parfois, quand l’impuissance l’étreint, devant accidents et catastrophes. Celle qui accompagne la mortelle chute des feuilles, avec plus de retenue toutefois que les marronniers. Celle qui ressent la nostalgie d’une enfance autour de grains de café invisiblement moulus. Elle est celle qui se décèle dans un geste, une lumière, un sentiment, une onde. Dans le quotidien ou le sublime, elle est celle qui anime les âmes, qui tisse des fils invisibles, qui éclaire ou obscurcit. La Poésie, partout.

    Le carnet broché de Jean-Louis Massot, publié par le Centre de Créations pour l’Enfance, enrichit la collection de poésie contemporaine pour la jeunesse « PetitVA ! », qui « interroge le monde & son temps, les gens & leur rapport à l’ordre établi ». Aussi les gens se glisse gracieusement dans l’univers éditorial imaginé. D’un côté, il y a cette présentation graphique dynamique et composite, en noir et blanc, qui titille la curiosité et égaye l’esprit une fois l’ultime « poème » savouré. La proposition de Thomas Venet, faussement gratuite, se révèle en effet très réjouissante. D’un autre côté, il y a ces brefs textes, sans prétention, disponibles, qui s’approchent, s’investissent et se prolongent en toute simplicité. Ils personnalisent la Poésie, l’évoquent avec tendresse, s’intéressent à elle. On la découvre alors accessible et complexe, sous la plume taquine et grave de Massot. Elle n’impressionne plus, donne envie plutôt, et touche. Nous aussi, on lui céderait notre place dans le bus pour qu’elle n’attrape pas froid, on abandonnerait la préparation de cailles afin de lui gratter le dos, on ferait taire les importuns s’enquérant de savoir si elle mord, on voudrait qu’elle nous réconforte lors d’une « journée aux petits oignons ». Car elle nous est plus que jamais essentielle. La Poésie, partout. © Samia Hammami in Le Carnet et Les Instants, juin 2022 

    J'espère qu'elle vous donnera envie de parcourir les pages de ce recueil. Je le découvrirai en vrai ce samedi 11 juin au marché de la poésie  de Sulpice, sur le stand 414 du Centre de Création pour l'Enfance de Tinqueux. Si vous passez par là il y est disponible depuis ce mercredi 8 juin. Pour acquérir un exemplaire dédicacé, envoyez un mail à jeanlouismauricemassot@gmail.com

    A te, à vous lire. Amicalement, JL

  • Avant St-Sulpice, cette note de lecture

    Cette note de lecture de Georges Cathalo  dans le N°14 de Terreaciel de juin 2022. Une mine de notes de lectures dans ce numéro. A donner envie ? (vous savez où trouvez ce recueil...) 

    Jean-Louis MASSOT : Abonné.e.s absent.e.s (Le chat polaire éd., 2021), 62 pages, 12 euros – avenue Maurice Maeterlinck, 13 – B 1348 – Louvain-la-Neuve ou lechatpolaire@gmail.com

    Les brefs poèmes que Jean-Louis Massot a rassemblés dans ce recueil sont bien plus que des proses poétiques que l’on rattacherait sans peine à la comète de la « poésie du quotidien ». Cette simplification ne tiendrait pas compte de l’originalité de la démarche de ce poète qui fut pendant plus de 20 ans l’éditeur emblématique des Carnets du Dessert de Lune. Avec ce nouveau livre, Massot continue de creuser le sillon d’une poésie narrative qui plonge ses racines dans une réalité impitoyable : S.D.F., déclassés sociaux, vieillards solitaires,…Les multiples pronoms personnels utilisés cachent à peine l’émotion engendrée par des rencontres brutales au point qu’il est impossible de fournir des extraits de ces poèmes. On notera la place de plus en plus grande qu’occupe ici le téléphone portable, doux monstre présent une bonne dizaine de fois. Quant au poème « Note sans note », il résonne dans un espace glacial et testamentaire. Notons enfin que les peintures de Ronan Barrot ponctuent ce beau livre en forme de clin d’œil à Pierre Autin-Grenier dans une évidente filiation amicale.

    © Georges Cathalo, itinéraire non balisé, N°9.

  • Le 11 juin à St-Sulpice

    Bonjour à toutes et tous,

    Il se dit que le 11 juin 2022, ma pomme sera présente au marché de la poésie de St-Sulpice, non plus en tant qu’éditeur mais en tant qu’auteur pour 2 séances de dédicace.

    A 14h00 sur le stand 604/606 des éditions Le Chat Polaire pour « Abonné.e.s Absent.e.s » Articles de presse pour Abonné.e.s Absent.e.pdf

    A 15h30 sur le stand 414 des éditions Petit Va pour « Aussi les gens » (Centre de création de l’enfance de Tinqueux), recueil illustré par Thomas Venet.

    Si l’occasion se présente, je dédicacerai aussi, ici ou là, deux recueils parus au Cactus Inébranlable éditions « Sans envie de rien » et « L’A.A.F.L.A L’Appareil A Fabriquer Les Aphorismes. » Articles de presse pour Sans envie de rien.pdf et Articles de presse pour L'A.A.F.L.A.pdf, illustré par mon regretté complice et ami Gérard Sendrey.

    On s’y verra ?

    A bientôt.

    Jean-Louis

  • "Abonné.e.s Absent.e.s " chez les libraires

    Il se dit que ce serait là :

    Les jours ouvrés où acquérir, où commander  ?
    https://www.librel.be/.../9782931028162-abonne-e-s.../

  • Le pack après paques

    IMG-3691.jpg

  • L'A.A.F.L.A, on en parle encore

    Si vous voulez en savoir un peu plus sur "L'A.A.F.L.A" lisez ou écoutez la note de lecture signée Francois Degrande paru hier dans l'émission Matélé. Le lien : https://www.matele.be/livres-la-chronique-de-francois-degrande

  • Un peu de pub

    Comme Dejaeger l'écrit lui-même sur son blog : Un peu de pub pour "Abonné.e.s Absent.e.s"

    C'est à lire sur http://courttoujours.hautetfort.com/archive/2021/12/26/un-peu-de-pub-522-6357021.html

    Au cas où ça vous titillerait, on peut encore commander ce livre chez l'éditrice, ou chez Bibi, si l'on souhaite une dédicace jeanlouismauricemassot@gmailcom 12 € frais de port offert.

    Bon jeudi.

    JL

     

  • Note, encore une note

    AbonneesAbsentes.jpg

     

    Elle vient de paraître dans le N°93  de mars 2022 de la revue Décharge à propos de "Abonné.e.s Absent.e.s"

    Signée du rédac chef Jacmo.

    Si ça vous dit de la lire, cliquez sur Article Décharge.pdf

    Cordialement et bon jeudi et peut-être à samedi au salon des littératures singulières à Bruxelles pour une dédicace en live.

    JL Massot

  • Nouvelle note de lecture

    A paraître dans la revue Bleu d'Encre.

    Jean-Louis MASSOT, Abonné.es  absent.e.s, le chat polaire, 2021, 62p., 12 euros. Belles peintures de Ronan BARROT.

    Sous la prose poétique, les tableautins de Massot regorgent de précision et d'humour. Parfois les piques contre certains us sont plus âcres et il est vrai que le monde d'aujourd'hui offre nombre de sujets risibles. Mais la solitude est au rendez-vous de ces rencontres loupées, de ces portraits pris sur le vif-acier de la comédie humaine, trempés de sel. La nostalgie aussi pointe çà et là, comme pour se remparer d'un monde qui bascule, balaie les belles choses. Le poète rameute des bibelots, un bric à brac d'émotions perçues au fil du temps, comme pour prendre appui sur des absences. Parfois, un enfant surgit de nulle part. Parfois, la réalité bégaie dans les phrases proposées ; parfois Alzheimer intervient au motif de couleurs trop osées. La poésie désenchantée de Massot, sensible aux musiques, accorde au cœur des choses la vraie importance que s'arrogent souvent les surfaces.

    © Philippe Leuckx pour « Bleu d'encre » mars 2022.

    En dédicace samedi 19 mars à 14h. Stand Le Chat Polaire.

    Salon des littératures singulières. 18-20 mars, Ecuries Royales, rue Ducale. 1000 Bruxelles

     

  • Le 19 mars à 14h00

    Bonjour,

    Juste vous préciser que vous pourrez voir ou revoir ma bouille au salon des littératures singulières, rue Ducale, Ecuries Royales, à 1000 Bruxelles. J’y ferai dédicace le samedi 19 mars de 14h00 à 15h00 pour « Abonné.e.s Absent.e.s » au stand des éditions de Chat Polaire.

    Programme des dédicaces et des salons des éditions Le Chat Polaire : https://www.lechatpolaire.com/2022/01/2022-salons-et-parutions.html

    Infos pratiques :  https://www.salondeslitteraturessingulieres.be/

    A s’y voir ou revoir peut-être. Amicalement.

    Jean-Louis

    Métro 2 et 6. Arrêt Trône.

    Bus 12, 38, 54, 64, 71, 95. Arrêt Trône

  • Je ne sais pas vous, mais ...

    Je ne sais pas vous mais perso, ce mercredi 2 mars à 17h00, je serai à :

    La prochaine séance de l’AREAW (Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie/Bruxelles) à la Maison des Écrivains, 150 chaussée de Wavre à 1050 Bruxelles. Écriture, aphorismes, poésie, chanson et musique au menu.

    - Sont annoncés l’écrivain Jean-Louis Massot, présenté par Patrick Devaux : poésie, aphorismes avec plusieurs de ses œuvres et notamment la dernière « Abonné.e.s absent.e.s » parue aux éditions Le chat polaire.

    - La poétesse Silvia Vainberg, présentée par Patrick Devaux avec quelques ouvrages de poésie.

    - L’écrivain, guitariste et chanteur François Degrande, présenté par Martine Rouhart,avec notamment « La reconstitution » prose parue chez Lamiroy. Ce dernier interprètera également quelques sonorités de son répertoire musical et chansonnier.

    Les transports en commun à proximité sont les bus 95, 80, 60, 38 et 34, arrêt Idalie, le 71, arrêt Porte de Namur. Métro lignes 2 et 6, arrêts Trône ou Porte de Namur. Si vous venez en voiture, parking La Tulipe, place de La Tulipe, à deux pas de la Chaussée de Wavre.

    Bon début de semaine ou bon dernier jour de février

    Jean-Louis Massot

  • Deux petites notes et puis ça va...

    Petits tableaux en demi-teintes

    Deux notes de lecture qui vous donneront, qui sait, envie d'avoir ce recueil en main. Disponible chez l'éditrice ou à commander en librairie ou si vous préférez un ex dédicacé, me contacter par mail

    Jean-Louis MASSOTAbonné·e·s absent·e·s, ill. Ronan Barrot, Chat polaire, 2021, 55 p., 12 €, ISBN : 978-2931028-16-2

    Abonné·e·s absent·e·s. Le titre intrigue. Laisse entrevoir des attentes déçues ; percer une secrète mélancolie.Jean-Louis Massot effleure des instants de vie en demi-teintes. Petits tableaux où s’esquissent ce qui est aujourd’hui et ce qui adviendra peut-être.

    Celui-ci, assis sur son balcon, écoute monter jusqu’à lui les bruits de la rue, de la ville. Et perçoit parfois, lorsqu’il ferme les yeux, « les murmures d’une mer de nuages qui s’étend au-dessus des toits de la ville » (« Il »).

    Celui-là, par les beaux soirs d’été, gagne une terrasse de café où il commande toujours deux verres de menthe à l’eau. Mais personne ne vient le rejoindre (« Menthe à l’eau »).

    Cet autre entend désormais tourner le dos à une vie conventionnelle. Déserter le cercle « des poignées de mains polies, des formules toutes faites » (« C’était comme »).

    Et voici que cet homme qui, incrusté dans la grande salle de la gare de son quartier, observe et compte matin et soir les navetteurs, se jette un jour sous un de ces trains de banlieue. (« Aller simple »).

    On sourit à cette amoureuse silencieuse qui garde secrets ses élans (« Un désir »). À celle qui joue à la star devant son miroir, se donne la réplique, même si le temps de rêver est depuis longtemps passé et que dans ses yeux brillent des larmes (« Star, un peu »).

    Et l’on se prend d’amitié pour ceux qui regardent le monde avancer sans eux, ne croient plus comme naguère à des temps meilleurs pour lesquels ils ont lutté, feignent d’en rire mais « tout au fond de ces rides qui ceignent leurs visages, tremblent des mots qu’ils ne voudront jamais prononcer » (« Les ours blancs »).

    Un recueil attachant, où s’accordent tendresse et malice, de celui qui fut durant une vingtaine d’années l’éditeur des Carnets du Dessert de Lune qu’on n’a pas oubliés. Illustré de tableaux expressifs de Ronan Barrot.

    © Francine Ghysen Le Carnet et Les Instants, 7 février 2022. https://le-carnet-et-les-instants.net/2022/02/07/massot-abonne-e-s-absent-e-s/

     

    Solitude bien occupée. Avant d’avoir lu une seule ligne de ce recueil, j’ai déjà été épaté par la qualité du livre support, un très bel objet littéraire, belle qualité du papier, de la mise-en page, de la typographie et surtout les éblouissantes peintures de Ronan Barrot illustrant le texte et la couverture.

    Jean-Louis Massot, je l’ai bien connu comme éditeur et un peu moins comme auteur, c’est un personnage important des lettres francophones de Belgique et même de France où il a vécu avant de s’installer à Bruxelles. Dans ce recueil, il étale toute la finesse littéraire qui lui a permis de détecter les fines plumes qui ont fait la renommée des éditions Les Carnets du dessert de lune pendant un quart de siècle au moins.

    Dans le présent recueil, à mon sens, il évoque la solitude, non pas solitude qui ronge les hyperactifs et les impatients qui ne savent pas s’occuper et qui ont toujours besoin des autres pour exister ; pas plus que celle de celui qui s’ennuie à regarder le temps s’écouler trop lentement. Non, il évoque la solitude de ceux qui, ayant déjà vécu un certain temps, un temps certain pour quelques-uns, savent avec sagesse prendre du recul pour regarder le monde qui s’agite, se démène, souvent avec une grande puérilité. Ces gens qui savent regarder, écouter les bruits de la rue, d’un bistrot ou d’ailleurs encore, le mouvement et la musique de la vie.

    « Cerné par l’agitation urbaine , il laisse lentement s’écouler son attente tandis que se diluent les glaçons dans les verres de menthe à l’eau que le serveur a posés sur la table et qu’il ne touche pas. Personne ne viendra. Il en a pris l’habitude ».

    Cette solitude se combine souvent avec d’autres thèmes comme la course après les mots qui refusent de se précipiter sur la page blanche. « …il aurait tant aimé voyager en compagnie de mots fréquentables qui l’auraient aidé à terminer ce roman qui s’éloignait dans ce train qu’il venait une nouvelle fois de rater ». Ou, avec la pêche aux poissons au cours de laquelle « …il cherche à puiser des mots dans les pages d’un livre qu’il a emporté comme s’il savait depuis le début que les poissons et les mots ne sont pas toujours au rendez-vous ».

    Il y a aussi ceux qui, atteints du mal de notre temps, s’agitent avec frénésie sur le clavier de leur téléphone pendant que « Lui, il reste assis du matin au soir devant les images de sa télévision ; il a coupé le son, ne sait pourquoi mais rigole ». Et, à la fin, il reste l’aïeul qui s’évade progressivement vers un autre monde, « Sa maladie n’est pas bien grave, juste que parfois il ne sait plus trop bien qui il est et pourquoi quelqu’un lui a stupidement acheté des tennis roses ».

    J’ai beaucoup aimé la finesse de ces textes où se glisse une petite dose de malice, juste ce qu’il faut pour en relever le goût et la saveur. Jean-Louis le sait bien et il le prouve, quand on est seul, on n’est pas toujours aussi seul que certains le croient ! La solitude peut être précieuse comme un silence un jour de vacarme !

    Un recueil qui conjugue à merveille l’élégance de la forme et du fond qui correspond si bien à Jean-Louis.

    © Denis Billamboz in https://critiqueslibres.com/i.php/vcrit/62029

     

     

     

  • Gérard Sendrey 1928-2022

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    L'aventure des Carnets du Dessert de Lune avec Gérard Sendrey.

    En 2005 pour les 10 ans des éditions Gérard m'offrait, comme à son habitude, cette création pour illustrer la couverture du recueil collectif qui fêtait les dix ans des éditions

    Il a été un des trois premiers auteurs publié au printemps 1995 avec "Carnet d'aventures en chambre pour que le temps passé résiste à l'usure du temps" puis "Sourire d'outremer" en 1999, "Têtes de pipe au calame" en 2002, "Le poète avait des couilles" en 2005, "Carnet d'embrouillaminis et de melting pot" et "Carnet de melting pot et d'embrouillaminis" en 2013 et "Mon amour pour la vie en moi" en 2015. Et entre temps il a réalisé l'illustration de la couverture de "Chroniques des mendiants innocents" de Robert Piccamiglio en 1998.

    © Gérard Sendrey. Format 21 x 29 cm.

  • Un recueil + 1 Dessert (dernière)

    IMG-3547.JPGBonjour,

    Ce sera la dernière newsletter au sujet de cette parution. (ouf diront certains)

    Si vous l'avez commandé en décembre, après plus de 29 jours vous avez ou allez recevoir ce recueil et ce Dessert. Avec la poste il faut parfois faire preuve de patience et garder espoir dans la distribution du courrier...

    Mais si vous ne l'avez pas encore , il vous est loisible de me le commander par mail à jeanlouismauricemassot@gmail.com , vous le recevrez avec ou sans dédicace mais avec le Dessert d'Odile Bonneel. 5 peintures de Ronan Barrot accompagne ce recueil. Le 4e de couverture est signé Samantha Barendson.

    Il vous suffira de verser la somme de 12 € + 3 € de frais de port via paypal à dessertlune@gmail.com ou par virement européen sur  le compte IBAN BE09 0001 6884 3957 (à Jean-Louis Massot) ou m'adresser un chèque libellé à J. Massot à mon adresse postale 67 rue de Venise, 1050 Bruxelles. Belgique.

    Vous pouvez aussi le demander à votre libraire ou aux éditions Le Chat Polaire. et y découvrir d'autres livres.

    Merci d'avance pour votre retour et vos commentaires toujours les bienvenus.

    Jean-Louis.

    PS : la photo est de François Garnier.

  • Bricoles au Cactus inébranlable éditions

    Si vous avez des envies ou si vous voulez tout savoir sur un mode d'emploi, ces recueils sont pour vous. Même si vous les avez déjà, ils pourraient tenter une de vos connaissances.

    Il suffit de passer commande chez l'éditeur ou me contacter (si vous souhaitez une dédicace)

    Cover Sans envie de rien 23082015.jpgCouverture - AÀFLA 23-04-2020.jpg

     

     

  • Ce qu'on en dit de La soie des mots musique

    La soie des mots musique.jpgCe qu'on en a dit au moment de sa parution :

    La soie des mots musique. Jean-Louis Massot. Illustrations Gérard Sendrey. Editions Editinter. 13 €.

    Avec ce titre bien dans son style, Jean-Louis Massot donne le la de son recueil : plein d'instants pas forcément mémorables, plutôt anodins, quotidiens, amoureux, tristes, mélancoliques. enfin avec un sentiment légèrement têtu adjoint indissociablement avec un air de jazz, un concerto plus classique ou un blues râpeux. L'un et l'autre confinant dans une émotion totalement originale et inimitable. Gérard Sendrey, son vieil alter ego pictural, réplique à deux mains simultanées. Comme si la symétrie du dessin représentait l'osmose émotive du poème. De la douceur avant toute cause. © Jacmo in « Décharge N°134 » juin 2007

    C'est une note soyeuse de tendresse bluesy que Jean-Louis Massot pose sur "nos sentiments en sucre d'orge". Des sentiments solitaires, amoureux ou nostalgiques qui s'animent ou reviennent lorsque, après avoir "quitté les couvertures sous lesquelles nous avions éparpillé quelques sentiments", on s'installe à  l'écoute d'un disque bien choisi. C'est que, si les battements de cœur pulsent parfois comme certains solos, la vie prend aussi des airs de "corde de guitare / qui aurait cassé au plus mauvais moment". "Mais ne viens /surtout pas / me demander / de te jouer toute la partition" car, au fond de moi, règne "l'implacable sentiment / qu'aucun mot ne peut être capable / d'apporter la bonne réponse". Alors il faut s'en remettre à la musique et à "la naïveté de croire que tout ce qui viendrait après n'en serait que meilleur". Plus qu'en poète, c'est en philosophe amical que Massot évoque avec bonne humeur nos quotidiennes fêlures et illusions tout en rendant hommage aux musiciens qu'il aime : l'esprit de Brautigan plane sur ces pages et les mélomanes apprécieront en connaisseur. © Jack Keguenne in « Le Carnets et les Instants N°147 » mai-juin 2007

    C’est la publication de La soie des mots musique, par Jean-Louis Massot, illustrations de Gérard Sendrey, parue à Éditinter, qui me fait parler de Jean-Louis et de ces éditions. Voilà comme on dit un petit éditeur et ce n’est pas péjoratif, bien au contraire qui donne ses lettres de noblesse au métier. Il tient contre vents et marées depuis une dizaine d’années et publie une poésie de qualité qu’il choisit avec soin qu’il publie et qu’il diffuse, souvent lui-même, dans les librairies et les différentes manifestations en France et en Belgique, car ce français vit à Bruxelles, plus fort que Johnny. Je vous recommande La cuisine molle pour édenté, qui parue récemment est un délice pour l’œil, la papille et l’estomac. Il m’envoie deux livres Ellis Island’s Dreams de Ménaché illustré par Roudneff qui vous envoie dans l’estomac une drôle d’Amérique difficilement fréquentable et Coups de ciseaux de Perrine Le Querrec illustré par Stéphanie Buttay c’est l’exploration fouillée et duale d’une conscience qui recouvre tout un corps. Quant à la poésie de Jean-Louis, j’avoue en être un fan inconditionnel. © Jean-Pierre Lesieur in « Comme en poésie N°30 » juin 2007

    Coulure souple du poème sur le grenu des notes. Dissolution âpre. De toutes les musiques qu’affectionne J.-L. M., aucune n’évoque vraiment la morbidezza sirupeuse qui agit sur les blessures comme un emplâtre sur une jambe de bois. Entre deux soli incandescents de Jimi Hendrix ou de Hound Dog Taylor, sur une échappée de harpe dans une symphonie de Debussy, l’auditeur-lecteur entend souvent le battement d’un cœur dont le désarroi fait écho au tumulte de ses propres souffrances. Si la musique déchire ainsi les fibres du vocabulaire, c’est au fond pour mieux réparer, recoller, à l’aide de son propre appareil syntaxique, les morceaux brisés du désenchantement. Cicatrices apparentes garanties. Voici donc un recueil-bouclier contre la debolezza langagière actuelle, laquelle oscille de la micro-chirurgie esthétique spécialement destinée aux jeunes(?) filles en fleur(?) à l’adoucissant ultra-performant pour machine à laver les cerveaux. En prime, à la fin du volume, J.-L. M. nous offre un petit échantillon discographique du feu de Dieu ! Illustrations-épures bien dans le tempo de l’attentif Gérard Sendrey. © Jean-Louis Jacquier-Roux in « La Lettre de Sortie » juin 2007