Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Une nouvelle note de lecture à propos de "A peine al dente"

Bonjour,

je partage une note de lecture parue sur le blog de Denis Billamboz : Mes impressions de lecture.

"A peine al dente" est disponible sur le site du Cactus inébranlable éditions, également en librairie. Vous pourrez aussi l'acquérir avec ou sans dédicace, si d'aventure vous passez devant le stand de la Librairie Wallonie Bruxelles où je serai le samedi 6 Juin entre 14h et 15h au Marché de la Poésie de Saint-Sulpice.

En attendant, bonne lecture :

Bien qu’il ait pris ses distances avec l’activité d’éditeur qu’il a longtemps exercée à la tête des Carnets du dessert de lune, Jean-Louis a conservé une activité littéraire à travers l’écriture de poésies mais aussi, comme pour ce recueil, par la création d’aphorismes. Dans celui-ci, au-delà de la création aphoristique, il ajoute au moins deux contraintes littéraires : la première consiste à commencer chaque page par la formule : « A chaque page sa journée mondiale » et d’y ajouter une idée surréaliste comme, par exemple : « Journée mondiale des ballons carrés » ; la seconde, à chaque mi-page, il insère la formule : « J’aurais aimé être » suivie d’une idée ubuesque comme celle-ci : « le cri strident d’un cochon qui se dédit ». La fréquentation des surréalistes belges peut donner des idées…

Dans ce recueil, Jean-Louis produit des aphorismes sous forme de bons mots, de mots d’esprit, de mots employés à contresens, de truismes trop évidents, de paraboles improbables, d’homonymes détournés, de paradoxes surprenants…, mais on sent bien que le souffle du poète ne l’a pas abandonné le temps de l’écriture de ce recueil. Il le laisse régulièrement s’épandre et consacre même quelques aphorismes à la poésie comme celui-ci : « Préférer la poésie des cours de récréation à la poésie des bancs de l’école ». Le dilettantisme littéraire un brin espiègle a souvent fait courir la plume de Jean-Louis, pour lui on sent bien que l’écriture est un jeu de l’esprit, un divertissement. Cet esprit joueur, je l’ai retrouvé aussi dans son jeu sur les contraires mais aussi sur les assonances comme celui-ci : « J’aurais aimé être ton ami en Mésopotamie ».

Mais pour évoquer ce recueil, il ne faudrait pas oublier l’illustrateur, Jean-François Octave, qui enrichit le texte de ses dessins d’une grande sobriété et d’une réelle force évocatrice, on dirait des aphorismes graphiques. Et pour conclure, je suivrai le conseil de Jean-Louis que m’a suggéré cet aphorisme : « C’est dans les bières trappistes que l’on trouve les meilleurs aphorismes ». Dois-je en conclure qu’il en a bu quelques-unes pour écrire ce recueil ?

© Denis Billamboz in Mes impressions de lecture.

Écrire un commentaire

Optionnel